Certificats de production de biogaz (CPB) : quid des biodéchets ?

Certificats de production de biogaz : et si vos biodéchets devenaient vraiment de l’énergie ?

Depuis le 1er janvier 2026, la filière du biométhane a franchi une nouvelle étape en France avec l’entrée en vigueur d’un dispositif inédit : les Certificats de Production de Biogaz (CPB).

L’idée est simple : accélérer le développement du biogaz produit en France en obligeant les fournisseurs de gaz à intégrer une part de biométhane dans les volumes qu’ils vendent.

Concrètement, chaque certificat correspond à 1 MWh de biométhane réellement produit et injecté dans le réseau.

Les fournisseurs doivent donc prouver qu’une partie du gaz consommé par leurs clients provient d’une source renouvelable — soit en produisant eux-mêmes du biométhane, soit en achetant ces certificats à des producteurs.

Derrière ce mécanisme technique, l’objectif est clair : faire décoller la production de gaz renouvelable en France et réduire progressivement la dépendance aux énergies fossiles.

Mais pour produire du biométhane, il faut une matière première. Et cette matière première, ce sont les biodéchets.

Une nouvelle dynamique pour la filière biométhane

Le dispositif des CPB a été introduit par la loi Climat et Résilience pour soutenir le développement du biométhane et sécuriser les investissements dans la méthanisation.

Contrairement aux anciens mécanismes basés principalement sur des tarifs d’achat subventionnés, ce nouveau système repose davantage sur le marché. Les fournisseurs de gaz doivent désormais restituer chaque année un certain nombre de certificats proportionnel à la consommation de leurs clients.

Cette obligation va monter progressivement en puissance :

  • 0,41 % de biométhane dans les volumes livrés en 2026

  • 1,82 % en 2027

  • 4,15 % en 2028

Autrement dit, la part de gaz renouvelable dans le réseau français va progressivement augmenter.

Et pour alimenter cette croissance, la filière doit trouver davantage de matière organique à valoriser.

Le rôle clé des biodéchets dans la production de biogaz

Le biométhane est produit grâce à la méthanisation, un processus biologique qui transforme la matière organique en gaz renouvelable.

Les intrants peuvent être agricoles, mais aussi issus des biodéchets alimentaires : restes de repas, invendus alimentaires, épluchures ou marc de café.

Ces déchets organiques fermentent dans des méthaniseurs et produisent :

  • du biogaz, ensuite purifié en biométhane et injecté dans le réseau

  • du digestat, utilisé comme fertilisant agricole

Le développement des CPB va donc indirectement renforcer la valeur des biodéchets.

Car plus la production de biométhane augmente, plus la filière aura besoin de matière organique de qualité.

La collecte des biodéchets : un maillon essentiel du système

C’est souvent la partie invisible de la chaîne énergétique.

Avant d’arriver dans un méthaniseur, les biodéchets doivent être triés, collectés et transportés vers les plateformes de valorisation.

Chez Hector le Collector, c’est précisément ce rôle que nous assurons.

Nous organisons la collecte des biodéchets produits par les restaurants, commerces ou entreprises, puis nous les acheminons vers des installations de valorisation partenaires, notamment des unités de méthanisation.

Ces biodéchets deviennent alors une ressource énergétique locale, capable de produire du biométhane injecté dans le réseau.

Autrement dit : derrière chaque sac de déchets alimentaires correctement trié peut se cacher une molécule de gaz renouvelable.

Qualité du tri : l’enjeu majeur pour la filière

Si les biodéchets deviennent une ressource stratégique, leur qualité est désormais un enjeu central.

Un biodéchet contaminé par du plastique ou du verre peut perturber les installations de méthanisation et compliquer la valorisation agricole du digestat.

À l’inverse, une matière organique bien triée permet :

  • une production de biogaz plus efficace

  • un digestat de meilleure qualité

  • un retour au sol plus propre

C’est pourquoi la collecte ne suffit pas.
Il faut aussi améliorer le tri à la source.

Chez Hector, une partie importante du travail consiste justement à accompagner les professionnels dans cette démarche : installation de contenants adaptés, sensibilisation des équipes et suivi des flux collectés.

Car pour produire du biométhane de qualité, tout commence par des biodéchets bien triés.

Des déchets alimentaires à l’énergie renouvelable

Les Certificats de Production de Biogaz marquent une étape importante pour la transition énergétique française.

Ils donnent une valeur économique supplémentaire au biométhane et encouragent la création de nouvelles installations de méthanisation.

Mais derrière ces certificats et ces mécanismes réglementaires se cache une réalité très concrète :
la transition énergétique passe aussi par la manière dont nous gérons nos biodéchets.

Collectés correctement, ces déchets alimentaires peuvent devenir :

  • une énergie renouvelable locale

  • un fertilisant agricole naturel

  • une ressource pour l’économie circulaire

Et dans ce cycle, la collecte et la qualité du tri jouent un rôle essentiel.

Car parfois, la transition énergétique commence simplement…
par un bac de biodéchets bien utilisé.

Découvrez toutes les offres d’Hector

Restaurants, entreprises, commerces de proximité, coworking, Hector collecte tous les biodéchets des professionnels à Toulouse pour les valoriser et les transformer en énergie verte. Alors, à quand votre tour ?
Retour en haut